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Agnès Fernagut : « Le digital apporte des outils plus sécuritaires et plus modernes »

Agnès Fernagut est une ancienne avocate au sein de cabinet Gouache avocat. En 2014, elle lance le DIP électronique, une innovation majeure pour les acteurs de la franchise, et crée la société Franchise DIP dont elle devient la gérante. Agnès nous raconte l’aventure de sa jeune start-up et nous livre sa vision du digital pour les acteurs de la franchise.

Qu’est-ce que le DIP électronique ?

Comme tout bon professionnel de la franchise le sait, le DIP est le Document d’information précontractuel que le franchiseur doit obligatoirement avoir remis à ses candidats franchisés 20 jours avant la signature d’un contrat. Légalement, il doit pouvoir prouver que le franchisé a bien reçu et signé le document, ainsi que l’ensemble de ses annexes. Le DIP électronique est une solution permettant de sécuriser l’envoi du document et sa signature par les parties. Ces étapes sont désormais dématérialisées et tracées.

En quoi cette solution digitale apporte-t-elle un bénéfice aux acteurs de la franchise ?

Sur le plan pratique, le DIP électronique représente l’avantage d’éviter l’impression de documents souvent épais, l’envoi par courrier recommandé, le long processus de signatures et/ou paraphes à chaque page, le stockage dans de grandes armoires… Cette souplesse d’utilisation est largement appréciée par ses utilisateurs.

Sur le plan juridique, la signature électronique avec horodatage permet de certifier que le franchisé a bien reçu le document et qu’il en a pris connaissance dans son intégralité, annexes comprises.

L’idée de départ est née au sein du cabinet Gouache avocat. Nous devions traiter de nombreux contentieux sur la preuve de la bonne réception du DIP par le franchisé, y compris plusieurs années après la signature du contrat de franchise. Si le franchiseur ne peut en apporter la preuve, il peut être obligé de restituer la totalité du droit d’entrée et des redevances perçues.

DIP electronique

Deux ans après le lancement de Franchise DIP, quel bilan en tirez-vous ?

Au départ, les franchiseurs étaient plutôt réticents et circonspects… Cette année, j’ai senti au salon Franchise Expo Paris qu’il y avait un intérêt réel de la part de mes interlocuteurs. L’idée a fait son chemin… Ils ont compris l’intérêt de l’outil.

Franchise DIP compte environ 30 clients dont certains sont des réseaux délivrant près de 100 DIP par an. Au total, nous recensons de l’ordre de 1000 signatures de DIP par an. Tous nos clients ont renouvelé leur abonnement.

Quel est l’impact du digital sur le comportement des acteurs de la franchise?

Une fois qu’ils ont testé, ils y prennent goût ! Ce sont nos clients franchiseurs qui nous demandent de développer de nouvelles fonctionnalités, de nouveaux services.

Au départ, je les ai convertis au DIP électronique par l’argument juridique. Une fois qu’ils l’ont utilisé, ils y voient le bénéfice pratique et nous font part de nouveaux besoins !

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Le digital est pour moi une tendance de fond qui permet d’apporter des outils plus sécuritaires et plus modernes. Dans quelques années, je vois mal un franchiseur continuer à remplir ses armoires de DIP papier…

Sur la base des suggestions de nos clients, nous travaillons régulièrement au développement de nouvelles fonctionnalités. Nous venons tout juste de mettre en place le contrat de franchise électronique, la délivrance du manuel opératoire et la signature électronique de tous documents nécessitant d’être signés et partagés entre le franchiseur et le franchisé.

Pour toute signature électronique de document, il est désormais possible pour le franchiseur de personnaliser le mail d’invitation à la signature envoyé à son candidat.

Notes & références